Nouvelle édition, nouveau lieu, nouveau format !

 

Événement sportif et culturel, la Course de la Résistance est née de la volonté de rappeler le sens historique de la date du 8 mai, jour de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie en 1945. Il s’agit aussi de mettre en lumière les lieux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale en Isère, département marqué par les oppositions au nazisme. C’est pourquoi la troisième édition de la Course de la Résistance s’arrête sur un nouveau territoire, l’un des terreaux de la Résistance iséroise : Le Trièves.

 

Avec un format enrichi et une journée ouverte à tous, venez rappeler que le 8 mai, ce n’est pas qu’un jour férié !

 

 

Le Trièves dans la Seconde Guerre mondiale

 

Situé entre les massifs du Vercors à l’ouest, du Dévoluy au sud et à l’est et les gorges du Drac au nord, le Trièves forme une forteresse naturelle. La Résistance s’intensifie sur le territoire à l’été 1943 avec l’implantation de maquis. Les différents « pas », notamment le Pas de l’Aiguille, donnant accès au plateau du Vercors, encouragent d’autant plus cette installation.

 

 

Lieu de passage de l’axe de communication ferroviaire nord-sud, il s’agit également d’un emplacement militairement stratégique pour surveiller et saboter les circulations ennemies. Le secteur IV, nom donné au Trièves par l’Armée Secrète, est sous le commandement de Jacques Molé, chef civil du Trièves.

 

Jacques Molé 

Jacques Molé

 

Le groupement IX des Chantiers de jeunesse, organisation qui remplace le Service militaire, s’implante dans le Trièves. À l’automne 1943, ce groupement basé à Monestier-de-Clermont est déplacé dans les Landes. Les résistants s’installent dans les bâtiments laissés vacants, entre autres au monastère de  l’Esparron.

Ermitage Notre Dame de l'Esparron en 1940

 

À l’été 1944, suite au débarquement des Alliés en Normandie, les combats entre l’armée allemande et les résistants s’intensifient. Le 3 juillet 1944, la République du Vercors est proclamée. L’espoir renait dans le Trièves.

 

Mais les 21-23 juillet 1944, le plan « Bettina », offensive de l’armée allemande contre le Vercors, est mis en place : le Trièves est encerclé. Malgré les efforts des résistants, les « pas », verrous du secteur, sautent. Les représailles sont sanglantes contre la population civile, accusée d’avoir soutenu et aidé des « terroristes ».

 

Les Alliés débarquent en Provence le 15 août 1944. Certains empruntent la vallée du Rhône jusqu’à Lyon, les autres remontent la route Napoléon et rejoignent le Trièves par le village de Lalley. Le secteur est libéré le 20 août, deux jours avant Grenoble.

 

   

Résistants s'étant illustrés au pas de l'Aiguille, août 1944