Située entre les massifs de la Chartreuse et de Belledonne, la vallée du Grésivaudan est un axe de circulations majeur entre Grenoble et Chambéry et un site important pour l’industrie. C’est un lieu stratégique durant la Seconde Guerre mondiale autant pour l’occupant que pour les résistants. Sa géographie alpine est propice au développement de maquis et de compagnies mobiles.

 

Dès l’annonce de l’Armistice en 1940, des hommes et des femmes commencent à résister. Ces premières actions de Résistance sont aussi diverses que dispersées sur le territoire, telles que la cache de Juifs, de personnes recherchées, ou encore d’armes. La Résistance intellectuelle débute notamment à Allevard-les-Bains où une propagande quasi spontanée répercute, dans la région, les nouvelles écoutées à la radio de Londres.

 

À partir de 1942, la Résistance armée se met en place avec la création des premiers maquis dans les alpages. Au cours de l’année 1943, la Résistance est très structurée dans le Grésivaudan, grâce à l’efficacité de ses chefs : Alphonse Manhaudier et Albert Reynier.

 

Les compagnies du Grésivaudan choisissent l’option de la guérilla à partir de juin 1944 et ont une capacité d’action sans pareille en Isère. Suite au débarquement des Alliés en Provence le 15 août 1944, la ville de Grenoble est libérée le 22 août. La vallée du Grésivaudan essuie encore quelques combats contre l’ennemi qui capitulent finalement le 24 août à Domène.

 

 

Légende photo : Allevard-les-Bains dans les années 1930