Nouvelle édition, nouveau lieu, nouveau format !

 

Evénement sportif et culturel, la Course de la Résistance est née de la volonté de rappeler le sens historique de la date du 8 mai, jour de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie en 1945. Il s’agit aussi de mettre en lumière les lieux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale en Isère, département marqué par les oppositions au nazisme. C’est pourquoi la troisième édition de la Course de la Résistance s’arrête sur un nouveau territoire, l’un des terreaux de la Résistance iséroise : Les Chambaran.

 

Avec un format enrichi et une journée ouverte à tous, venez rappeler que le 8 mai, ce n’est pas qu’un jour férié !

 

Les Chambaran dans la Seconde Guerre mondiale

Si une Résistance intellectuelle débute en 1942 dans les Chambaran, au travers d’actions de tractage puis de renseignement, elle se structure au début de 1943 grâce à l’unification des mouvements de Résistance. Avec l’arrivée des troupes allemandes en Isère en septembre 1943, les opérations de répression s’intensifient et fragilisent les résistants. En réaction, des opérations de commandos sont menées à l’été 1944 par le bataillon de Chambaran, qui achève aux portes de Lyon, la Libération de l’Isère avant de poursuivre le combat dans l’armée de Libération.

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Les Chambaran dans la guerre

  • Dès 1942, une résistance des idées commence avec la distribution de tracts et de journaux clandestins avant que le premier réseau de renseignement soit implanté en Isère à l’initiative de Gaston Valois. Parallèlement, pendant l’été 1942, est créé à Fessolles un camp d’entrainement pour les jeunes qui sera à l’origine des futurs groupes francs (groupes d’actions directes) dont les actions seront largement facilitées par la Résistance civile.

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  • Le début de 1943 marque une rupture. L’Armée Secrète est formée en Isère et les Chambaran deviennent le secteur 3. La Résistance s’organise et s’intensifie à travers des opérations commando et des sabotages impulsés par le second parachutage allié d’armes et de munitions en avril 1943. Sur le plan politique, Gaston Valois devient chef des Mouvements Unis de la Résistance (MUR).  

 

  • Lors de la « Saint-Barthélemy grenobloise » du 25 au 30 novembre 1943, le secteur 3 perd tous ses responsables et doit se restructurer. Les Allemands continuent de chercher les hommes qui leur ont échappés et lancent une grande répression notamment à Murinais (incendie du château), Roybon, Viriville et Saint-Antoine-l’Abbaye. En une semaine, douze hommes sont déportés dont quatre seulement reviendront.

 

  • Le débarquement allié étant imminent, les résistants redoublent d’ardeur mais l’attaque du Vercors par les Allemands, le 21 juillet 1944, dispersent les troupes. Sous le commandement de Marcel Mariotte, les combattants du secteur 3 forment le bataillon Chambaran qui achèvera la libération de l’Isère aux portes de Lyon.