Le Nord-Isère dans la Seconde Guerre mondiale

Carte des différents secteurs créés par l'Armée Secrète en Isère pendant la Seconde Guerre mondiale © MRDI

Le Nord-Isère désigne la partie septentrionale du département, qui s’étend de Lyon à La Tour-du-Pin. Par sa situation géographique, le territoire est plutôt tourné vers l’agglomération lyonnaise. La Résistance s’implante rapidement grâce à la proximité de Lyon, berceau des trois grands mouvements résistants de la zone Sud. En 1942, la Résistance se structure et l’un d’entre eux, Combat, opère un découpage du territoire en différents secteurs qui est repris l’année suivante par l’Armée secrète (AS). Le Nord-Isère devient le secteur 7 du Rhône puis en 1944, le secteur Rhône-Isère grâce au rapprochement avec le commandement grenoblois. Les résistants Nord-Isérois mèneront plusieurs opérations exceptionnelles telles que la Libération de Bourgoin et Jallieu en août 1944.

Le château de Virieu, une famille en Résistance

Xavier de Virieu © MRDI
Xavier de Virieu © MRDI

Le marquis Xavier de Virieu, propriétaire du château, participe à la campagne de France de 1940 en tant que chef d’escadron. Parallèlement, son épouse, Marie-Françoise de Barante de Brugères, se charge de dissimuler des armes et du matériel au château. Xavier entre en Résistance suite à sa démission de l’école des cadres de Coullonges au Mont d’Or. Il créé alors le bulletin Radio Journal pour lutter contre la propagande vichyste. Entre 1942 et 1943, le couple cache deux familles juives ; ils seront à ce titre nommés Justes parmi les nations. À la Libération, Xavier de Virieu prend la tête de la troisième école d’Uriage, qui a pour mission de former les combattants de la Résistance pour assurer leur intégration dans l’armée régulière.