Saint-Pierre-de-Chartreuse, du refuge au piège

Hôtel du Grand Som, Saint-Pierre-de-Chartreuse, coll. Musée Dauphinois - Département de l'Isère

Au printemps 1943, des réfractaires au STO et près de 150 Juifs sont cachés dans le village avec l’aide du maire, Auguste Villard, qui leur fournit des titres de ravitaillement. Le 1er octobre 1943, 10 gendarmes français et 4 policiers allemands lancent une rafle à l’Hôtel du Grand Som et déportent 18 Juifs. Le même mois, le groupe de l’abbé Pierre, qui s’était retranché dans le chalet du ski-club à la Scia, est attaqué et décide de quitter la Chartreuse pour le Vercors.

Au monastère de la Grande Chartreuse, les pères Chartreux accueillent, dès 1940, plusieurs dizaines de réfugiés puis des réfractaires au STO. Ils acceptent également que le monastère serve à cacher des armes et les véhicules du monastère servent à transporter des armes et des munitions.