Les éditions précédentes

L'édition 2019 dans le Grésivaudan

Site Allevard
Située entre les massifs de la Chartreuse et de Belledonne, la vallée du Grésivaudan est un axe de circulation majeur et un site important pour l’industrie. C’est un territoire stratégique durant la Seconde Guerre mondiale, tant pour l’occupant que pour les résistants. Sa géographie alpine est propice au développement de maquis et de compagnies mobiles. Dès l’annonce de l’Armistice en 1940, des hommes et des femmes commencent à résister dans le Grésivaudan : ils retransmettent les nouvelles de la radio de Londres, cachent des Juifs ou encore des armes. À partir de 1943, la Résistance armée se structure sur le territoire permettant, à l’été 1944, une capacité d’action sans pareille en Isère. Avec l’aide des résistants, le secteur est libéré le 24 août 1944, deux jours après Grenoble.

 

Les lieux emblématiques

  • Le monument du maquisard et la compagnie Stéphane : symbole de la mémoire des maquis du Grésivaudan. Il a été sculpté par Jacques Bertoux, ancien résistant de la compagnie Stéphane et inauguré en 1946.
  • La compagnie Bernard, les maquis de Theys et des Sept-Laux : compagnie fondée par Georges Manusset "Bernard" en 1943, elle rejoint Belledonne la même année puis les Sept-Laux l'année suivant, suite à une dénonciation. Elle participe à la Libération en combattant à  Vizille puis dans les Hautes-Alpes et en Italie.
  • Mimi Mingat-Lerme symbole de la Résistance à Domène : secrétaire de mairie à Domène, "Mimi" produit de faux papiers. Elle accueille des Juifs dans sa maison. Le titre de "Juste parmi les nations" lui est attirbuée le 14 mars 1983.
  • Le centre de séjour surveillé de fort-Barraux : le fort devient, en juillet 1940, un centre de séjour surveillé réservé aux "indésirables français". À partir de 1942, des Juifs étrangers y sont internés.

L'édition 2018 dans le Trièves

Mont Aiguille

Le Trièves est une forteresse naturelle qui devient un refuge pour la Résistance à l’été 1943. Les différents « pas », donnant accès au plateau du Vercors, encouragent l’installation de maquis. Lieu de passage de l’axe de communication ferroviaire nord-sud, il s’agit également d’un emplacement militairement stratégique pour surveiller et saboter les circulations ennemies. Malgré la répression menée par les troupes allemandes en juillet 1944, la Résistance fait front jusqu’à l’arrivée des Alliés en août. Avec l’aide des résistants, le secteur est libéré le 20 août, deux jours avant Grenoble.

Les lieux emblématiques

  • Le préventorium les Tilleuls - Prélenfrey-du-Gua : fondé en 1936, le préventorium accueille des enfants atteints de la tuberculose. Pendant la guerre, les Gaudi cachent des enfants juifs sous de fausses identités. Au total, une cinquentaine de juifs échappent à l'occupant.
  • Le Pas de l'Aiguille - Chichilianne : à l'été 1944, vingt-cinq maquisards chargés de protéger le Pas de l'Aiguille sont attaqués par les Allemands. Ils se réfugient dans une grotte et sont assiégés par les ennemis. Malgré les balles, les dix-huit maquisards restants réussissent à s'enfuir.
  • Le monastère de l'Esparron - Le Percy : en 1940, l'établissement est occupé par des garçons se consacrant à l'exploitation forestière dans le cadre des Chantiers de jeunesse. Lors de la fermeture en 1943, le monastère devient un refuge pour la Résistance. Le monastère est incendié par les Allemands en 1944.
  • Les maquis - Tréminis : le premier maquis créé par Jean-Claude Rozan en 1943 dit "camp Rozan" est établi aux Fontettes. La même année, le "camp des Théologiens" formé par des étudiants protestants en théologie s'installe à La Sagne. Le maquis installé à Fontettes est attaqué en octobre 1943 après une dénonciation.

L'édition 2017 dans les Chambaran

Carte postale ancienne de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs © Musée Dauphinois

Si une Résistance intellectuelle débute en 1942 dans les Chambaran, au travers d’actions de tractage puis de renseignement, elle se structure au début de 1943 grâce à l’unification des mouvements de Résistance. Avec l’arrivée des troupes allemandes en Isère en septembre 1943, les opérations de répression s’intensifient et fragilisent les résistants. En réaction, des opérations de commandos sont menées à l’été 1944 par le bataillon de Chambaran, qui achève aux portes de Lyon, la libération de l’Isère avant de poursuivre le combat dans l’armée de Libération.

Les lieux emblématiques

  • Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs : lieu de naissance de Rose Valland, figure emblématique de la Résistance civile. Attachée de conservation au Musée du Jeu de Paume à Paris, elle est témoin, dès 1940, du pillage d'oeuvres d'art organisé par les nazis.Nommée capitaine de l'armée française en Allemagne en 1945, elle participe au rapatriement de 60 000 oeuvres dérobés.
  • Le château de Murinais : M. Saint Rémy de Pélissier, propriétaire du château, accueille d'anciens de l'Ecole des cadres d'Uriage fermée fin 1942. Une résistance intellectuelle s'organise mais en décembre 1943, le château est attaqué et brûlé par les Allemands.
  • Morette : Yves Farge, journaliste au Progrès de Lyon, collabore aux premiers journaux de la Résistance et participe à la création du mouvement Franc-Tireur. C'est à Morette  qu'il se réfugie avec pour mission d'unifier la Résistance et de mettre en place un réseau d'opérateurs radio. Il est désigné, en 1944, commissaire de la République pour la région Rhône-Alpes.
  • La Forteresse : Yves Farge choisit, en 1943, La Forteresse, petit village perché, comme poste émetteur clandestin vers lequel convergent des informations venues de tout le département.

L'édition 2016 à Grenoble

Libération de Grenoble de la prison de Saint-Joseph © MRDI

Les lieux emblématiques

  • La Caserne de Bonne, c’est toute une histoire ! Lieu de casernement, occupée successivement par les Italiens puis les Allemands entre 1942 et 1944, son explosion est l’une des actions emblématiques de la Résistance.
  • Le 65, avenue Alsace-Lorraine, adresse du café Le Comptoir Lyonnais, devient le point de rencontres des « patriotes » hostiles au régime de Vichy.
  • Siège de la Milice française. Créée le 30 janvier 1943, la Milice est le fer de lance de la Collaboration. Son rôle est de réaliser la « Révolution nationale », y compris par le maintien de l’ordre. En son sein, est créée une formation militaire et armée, la Franc Garde, dont le but est de lutter contre les ennemis de Vichy. Elle est installée au 6, place Victor-Hugo.
  • Centre de propagande pour la Révolution nationale. Fondée sur la devise « Travail, Famille, Patrie », la Révolution nationale met l’accent sur le retour à une société traditionnelle, patriarcale et hiérarchisée où règne l’ordre moral. Le centre est situé à l’angle de la rue Docteur-Mazet et de la place Victor-HugoNapoléon n’est pas le seul à s’être arrêté à l’Auberge qui porte son nom, c’est aussi QG des Américains à compter du 22 août 1944.
  • Sous l’Occupation, le couvent Sainte-Marie d’en Haut, actuel Musée dauphinois, grâce à ses dédales, devient un lieu idéal pour cacher des armes et des documents clandestins.
  • Au 42, rue Bizanet vit Isaac Schneersohn, qui fonde, en 1943, un centre de documentation qui donnera naissance au Mémorial de la Shoah à Paris.
  • Lieu incontournable pour découvrir l’histoire de la Seconde Guerre en Isère, le Musée de la Résistance et de la Déportation.
  • Amis de combat, Paul Vallier et Jean Bocq ont mené des attaques plus audacieuses les unes que les autres et ont aujourd’hui leurs rues côte-à-côte.
  • Grenoble obtient en novembre 1944 la distinction de commune Compagnon de la Libération et c’est en cet honneur qu’a été nommée ainsi la grande esplanade parc Paul-Mistral.

L'édition 2015 à Grenoble

Quai de Grenoble à la Libération

Les lieux emblématiques

  • Le Musée de la Résistance et de la Déportation de l'Isère, 14 rue Hébert 
  • Le domicile d'Isaac Schneersohn (fondateur du Centre de documentation juive contemporaine), 42 rue Bizanet
  • La caserne de Bonne, 48 boulevard Gambetta
  • Square des fusillés, cours Berriat
  • Esplanade des Communes Compagnons de la Libération, parc Paul-Mistral
  • Place de la Résistance