L'événement

Affiche course de la Résistance 2022Événement sportif et culturel, la Course de la Résistance est née de la volonté de rappeler le sens historique de la date du 8 mai, jour de la capitulation sans condition de l'Allemagne nazie en 1945. Il s'agit de mettre en lumière les lieux emblématiques de la Seconde Guerre mondiale en Isère, département marqué par les oppositions au nazisme. C'est pourquoi, après deux éditions au cœur de Grenoble puis dans les Chambaran, le Trièves, le Grésivaudan et le Nord-Isère, la huitième édition de la Course de la Résistance s'arrête sur un nouveau territoire emblématique : le Vercors !

Venez rappeler que le 8 mai n'est pas qu'un jour férié !

Le concept

La Course de la Résistance est une manifestation sportive organisée par le Département de l’Isère dans le cadre des commémorations du 8 mai 1945, marquant la fin de la Guerre en Europe. Cette 8e édition aura lieu les samedi 7 et dimanche 8 mai 2022 sur le plateau du Vercors, haut lieu de la Résistance en Isère. Le village d’accueil sera situé à Villard-de-Lans sur le site nordique de Bois Barbu.

La course des enfants
La course des enfants

L'événement comprend plusieurs épreuves :

  • 2 épreuves de course à pied chronométrées de 8 km et 40 km, répertoriées au calendrier des courses hors stades de l’Isère et respectant le règlement de la FFA. Une épreuve handisport et sport adapté de 5 km est également proposée.
  • Des parcours cyclotouristiques non chronométrés proposant 4 distances : 35km, 37 km, 75 km et 107 km. Il s’agit d’un parcours « maître » de 107 km, avec des raccourcis pour proposer les autres distances. À noter également le départ de la cyclo de 35 km depuis Vassieux-en-Vercors.
  • 2 randonnées pédestres non chronométrées de 20 km / 1000 m D+ et 8 km / 240 m D+.
  • Des courses gratuites pour les enfants nés à partir de 2006.
  • De nombreuses animations sportives et culturelles.

Les lieux emblématiques

Depuis 2015, la Course de la Résistance met en lumière l'histoire de la Seconde Guerre mondiale sur le territoire isérois. Chaque édition est donc pensée autour de 4 lieux emblématiques, qui servent de base à la construction des parcours des différentes épreuves.

Le plateau de Gève - camp C3

Camp c3Le camp C3, installé près d’Autrans, est l’un des plus anciens camps du maquis du Vercors. D’abord nomade, il s’établit en juin 1943 au lieu dit « Les Carteaux » non loin de Fontaine-de-Gève. Dirigé par Roméo Sechiil est composé de 40 hommes, majoritairement des réfractaires au Service du travail obligatoire, qui seront de tous les combats sur le plateau jusqu’à la dispersion du maquis. 

 

Valchevrière

Lieutenant ChabalValchevrière tient une place à part entière au sein du plan Montagnards, imaginé par Pierre Dalloz, du fait de son belvédère, qualifié de « donjon du château ». Au cours de l’attaque allemande du 21 juillet, le canton de Villard-de-Lans tombe rapidement aux mains de l’ennemi. Le 22, une colonne de 300 allemands se dirige alors vers le belvédère gardé par Abel Chabal et ses hommes, vestige du 6ème BCA démantelé en 1942. Dans un combat à cinq contre un, Chabal et ses hommes se battent héroïquement jusqu’à faire reculer temporairement l’assaillant. Des renforts d’hommes, d’avions et d’artillerie arrivés dans la nuit permettent toutefois aux Allemands de faire tomber les résistants les uns après les autres. Le hameau de Valchevrière, inhabité et déjà partiellement ruiné, est finalement incendié par l’occupant. Celui-ci ne sera pas reconstruit, en mémoire des combats du Vercors.

Saint-Nizier-du-Moucherotte - ville médaillée de la Résistance

Saint-Nizier-du-MoucherotteAvant le terrible assaut du 21 juillet 1944, une première tentative d’incursion dans le massif est menée par les troupes allemandes le 13 juin 1944. Se sentant narguées par le verrouillage du massif et l’immense drapeau français flottant sur Les Trois pucelles au dessus de Saint-Nizier, les troupes allemandes lancent une attaque mais sont stoppées par les maquisards, alors électrisés par la victoire. L’attaque recommence le 15 au petit matin alors que les troupes allemandes, équipées d’armes automatiques lourdes faisant défaut au maquisards, reprennent cette fois-ci rapidement le dessus. Résistant jusqu’à leur dernier souffle, les blessés restés sur place sont froidement achevés et le village incendié. En souvenir de ce sacrifice, une nécropole militaire est érigée à Saint-Nizier le 21 juillet 1946.

Vassieux-en-Vercors - commune Compagnon de la Libération

Ruines de l'église de Vassieux.Identifié comme terrain d’atterrissage principal des troupes alliées au sein du plan Montagnards, le village drômois de Vassieux-en-Vercors devient rapidement l’un des principaux centres de gravité des maquis du plateau. Hélas, après des parachutages alliés trop peu nombreux, c’est l’aviation ennemie qui assombrit le ciel de Vassieux, d’abord bombardé le 15 juillet 1944. L’aérodrome bâti par la Résistance et les habitants du plateau permet alors l’atterrissage de plusieurs dizaines de planeurs allemands débarquant plus de 400 hommes au cœur même du massif. Alors que la position est rapidement reprise et le maquis dispersé, les troupes allemandes incendient le village (détruit à 97%) et assassinent les 120 maquisards et les 73 habitants survivants avec une infinie cruauté.