LE VERCORS DANS LA SECONDE GUERRE MONDIALE : Forteresse naturelle, haut-lieu de la Résistance

Groupe de maquisards © Musée de la Résistance et de la Déportation - Département de l'Isère

Du fait de sa topographie particulière et de son équipement touristique précoce, le Vercors est identifié dès 1940 comme un lieu de refuge, notamment par les Juifs persécutés en provenance des zones occupées par les nazis.

En 1942, des membres du mouvement de Résistance Franc-Tireur, présent à Grenoble et sur le plateau, installent un premier camp à la ferme d’Ambel. Ils seront rapidement rejoints par de nombreux réfractaires au Service du travail obligatoire.

Affiche restauration de la République dans le VercorsParallèlement, l’architecte Pierre Dalloz imagine un ambitieux plan militaire d’utilisation du massif validé par le général de Gaulle en exil à Londres dès janvier 1943.

L’arrestation du premier État-major du Vercors et de son chef Aimé Pupin par les Italiens, pousse à la réorganisation du maquis qui voit affluer chaque jour des réfractaires toujours plus nombreux.

En juin 1944, alors que la Résistance grenobloise a été cruellement réprimée quelques mois plus tôt, le débarquement de Normandie donne le signal du déploiement des maquisards sur le plateau. Le 3 juillet 1944, la République française est restaurée dans le Vercors avant qu’une vaste attaque allemande, le 21 juillet, ne vienne mettre fin à cette expérience extraordinaire.

Le responsable militaire d’alors, François Huet ordonne la dispersion du maquis le 23 juillet après deux jours de combats où les maquisards résistent héroïquement.