Le Nord-Isère dans la Seconde Guerre mondiale

Carte des différents secteurs créés par l'Armée Secrète en Isère pendant la Seconde Guerre mondiale © MRDI

Le Nord-Isère désigne la partie septentrionale du département, qui s’étend de Lyon à La Tour-du-Pin. Par sa situation géographique, le territoire est plutôt tourné vers l’agglomération lyonnaise. La Résistance s’implante rapidement grâce à la proximité de Lyon, berceau des trois grands mouvements résistants de la zone Sud. En 1942, la Résistance se structure et l’un d’entre eux, Combat, opère un découpage du territoire en différents secteurs qui est repris l’année suivante par l’Armée secrète (AS). Le Nord-Isère devient le secteur 7 du Rhône puis en 1944, le secteur Rhône-Isère grâce au rapprochement avec le commandement grenoblois. Les résistants Nord-Isérois mèneront plusieurs opérations exceptionnelles telles que la Libération de Bourgoin et Jallieu en août 1944.

Ambléon (Ain), le regroupement du bataillon Rémy

Ambléon © Julien Guillon
Le général de Gaulle et Rémy © Julien Guillon

À partir de 1943, Joseph Fracassetty, un des membres fondateurs de la Résistance Nord-iséroise, prend la tête de l’Armée secrète sur le secteur VII. Son domicile berjallien est fréquemment perquisitionné, ce qui l’oblige à prendre le maquis à l’été 1944. Il créé alors le seul maquis combattant du secteur VII. D’abord installé près de Moras puis à Ambléon dans l’Ain, le bataillon Rémy mène des actions d’embuscade et de sabotage face à l’ennemi. Obligé de se déplacer plusieurs fois pour ne pas être découvert, le bataillon se rassemble finalement à Flosailles le matin du 23 août 1944 pour libérer Bourgoin et Jallieu. Il participera également à la Libération de Lyon en septembre.