Le Nord-Isère dans la Seconde Guerre mondiale

Carte des différents secteurs créés par l'Armée Secrète en Isère pendant la Seconde Guerre mondiale © MRDI

Le Nord-Isère désigne la partie septentrionale du département, qui s’étend de Lyon à La Tour-du-Pin. Par sa situation géographique, le territoire est plutôt tourné vers l’agglomération lyonnaise. La Résistance s’implante rapidement grâce à la proximité de Lyon, berceau des trois grands mouvements résistants de la zone Sud. En 1942, la Résistance se structure et l’un d’entre eux, Combat, opère un découpage du territoire en différents secteurs qui est repris l’année suivante par l’Armée secrète (AS). Le Nord-Isère devient le secteur 7 du Rhône puis en 1944, le secteur Rhône-Isère grâce au rapprochement avec le commandement grenoblois. Les résistants Nord-Isérois mèneront plusieurs opérations exceptionnelles telles que la Libération de Bourgoin et Jallieu en août 1944.

La Tour-du-Pin, victime de la répression

Image ancienne de la Tour-du-Pin © MRDI

La Tour-du-Pin est rattachée au secteur II Chartreuse en 1943 puis au secteur VII Nord-Isère à partir de 1944. Les habitants opèrent plusieurs insubordinations face à l’occupant et perturbent certains événements officiels. Le 10 mai 1944, la ville est cernée par les autorités allemandes. Guidées par les miliciens de Julien Berthon, elles sont à la recherche de résistants et de Juifs. Au total, vingt-cinq Turripinois sont déportés, seulement sept survivront. Les Juifs sont déportés à Auschwitz-Birkenau d’où ils ne reviendront pas.